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Comment se fait-il qu’au printemps, les journées défilent à une allure folle ? Sans doute car on aimerait que ces journées douces et ensoleillées ne finissent jamais.

Même le spleen se met au repos et attend la prochaine journée pluvieuse pour réapparaitre…Les soucis n’ont pas disparu, mais ils sont mis de côté de façon raisonnable ; Après tout autant profiter de ces journées, puisque pour le moment on ne peut changer le cours de la vie.

Les journées printanières à Berlin me rappellent mes étés insouciants que je passais ici dans mon enfance…Ma madeleine de Proust.

Même l’odeur particulière du métro berlinois fait remonter des souvenirs heureux…La madeleine citadine…La raison sans doute pour laquelle je ne me sens bien qu’en ville, où la douceur de vivre se cache dans les cours, les terrasses, les places, tous ces endroits où l’on n’entend pas le bruit de la ville, tout en sachant qu’il suffit de faire quelques pas pour s’y retrouver.

Ces journées me rendent mélancoliques, mais une mélancolie qui me rappelle, à moi qui suis toujours pressée, que parfois il faut savoir savourer l’instant présent, même s’il n’est pas tel qu’on se l’était rêvé…Mais, comme on dit : j’ai tout pour être heureuse….