Ca y est, j’ai enfin terminé de lire ce bouquin de 1390 pages !
Entre les scènes de tueries, les questionnements sur la « meilleure » manière d’exterminer les juifs, les états d’âmes du héros et les interminables digressions sur les langues et les races, j’ai vraiment peiné…J’avoue avoir lu plusieurs passages en « diagonale »… 

Qu’ai-je retenu de ce livre qui pour certains est un chef d’œuvre ?
Ce qui est indéniable, c’est que l’écriture de ce livre a dû représenter un énorme boulot pour Jonathan Littell, tant en recherches, qu’en écriture.

A-t-il voulu démontrer quelque chose ?

Passé le dégoût et le malaise que la lecture de ce roman a suscité en moi, je me pose la question suivante : comment l’Allemagne a-t-elle réussi à surmonter aussi vite ce traumatisme ? Les Allemands ont reconstruit leur pays, ont « dénazifié » leur administration, ont payé physiquement et moralement ; Quelques années après la guerre, la jeunesse allemande s’est révoltée, allant pour certains jusqu’à un terrorisme violent et meurtrier ; Puis il a fallu attendre 2002, une coupe du Monde de football, soit 57 ans après la capitulation, pour que les Allemands osent de nouveau pavoiser !

Et bien après la lecture d’un tel livre, je me dis que 57 ans, c’était encore bien trop tôt.

Ce qu'ont fait les Allemands est impardonnable et inoubliable, mais ce qu'ont laissé faire tous les autres états n'est pas pardonnable non plus...Quand j'entends à la radio que le 10 mai au soir à Berlin on pourra aller boire un verre de Prosecco pour "fêter" les 5 ans du mémorial juif au Potsdamer Platz, je me dis qu'il y a un problème quand même!

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