Si pour rendre ses enfants heureux, les parents, et à défaut la Maman, doivent rester le plus possible avec eux, alors arrêtons tout de suite d’avoir des enfants !

Le bonheur des enfants n’est-il pas plutôt de se sentir aimé et valorisé par ses parents, Papa et Maman ?Le bonheur se mesure t-il au temps passé ou à l’intensité du temps passé ?
Pourquoi rendre un enfant heureux, si ce n’est pour en faire un adulte le plus apte possible à être heureux ?

 

Interrogeons nous : avons-nous eu une enfance heureuse ?
Si oui, pourquoi…Uniquement grâce à nos parents ? En partie sans doute, mais pas seulement…
Si non, pourquoi ? A cause de nos parents ? Réponse identique.

 

Et lequel d’entre nous est le plus heureux : celui dont la mère était au foyer, ou celui dont la mère travaillait ?

 

Tout ce discours pour arriver à dire quoi, me direz vous (vas y, accouche !)…Pour répondre à Caroline qui a bien voulu se lancer dans l’immense débat que suscite la maternité en France ces derniers temps notamment grâce à la parution du dernier bouquin d’Elisabeth Badinter.

 

Pour de nombreuses femmes, dont moi, la chose est entendue : on fait tout pour être une bonne mère certes, mais on est une femme avant tout, c'est-à-dire libre, donc indépendante financièrement.

C’est dégueulasse et rétrograde de dire aux femmes de façon plus ou moins hypocrite, que l’essentiel est de faire le bonheur de ses enfants…Y aurait-il des mères qui détiennent la vérité en la matière ? Cela se saurait depuis le temps !

Il ne suffit pas d’être épanouie aujourd’hui, entre 20 et 45 ans dans son rôle de mère de jeunes enfants, mais aussi lorsque ces enfants seront devenus des ados puis des adultes.
A ce moment là, il faudra continuer à être une femme et plus seulement une mère, à avoir un métier le plus épanouissant possible et cela se prépare tout le long de sa carrière.

N’oublions jamais que cette indépendance psychologique et financière est notre assurance vie, notre assurance de pouvoir continuer à être une mère même en cas de coups durs.

 

On ne peut compter sur son couple, aujourd’hui encore moins que jamais…Les séparations sont pléthores et touchent tout le monde et à n’importe quel âge…Que fera cette femme qui a arrêté de travailler pendant 3, 6 voire 10 ans pour s’occuper de ses enfants…Sans emploi et abandonnée par le père de ses enfants?…On en revient toujours à la même histoire…Et ça n’arrive pas qu’aux autres !

 

Pourquoi revenir en arrière et arrêter de travailler, ou travailler à temps partiel ? Les études démontrent que la femme y perd en évolution de carrière pour celle qui a étudié, mais bien pire, pour celle qui n’a pas étudié…Elle en perd souvent son emploi.
Et dans tous les cas elle perd une partie de sa retraite, puisqu’elle ne cotise plus.
Les conséquences financières de ces interruptions de travail devraient être chiffrées et transmises aux mères par les caisses de retraite…

 

Nous vivons dans un pays (la France) où il n’y a aucune pression morale sur les mères qui travaillent et c’est très bien comme cela. Qu’au moins les femmes soient solidaires : non à l’incitation à l’allaitement, non à l’incitation aux couches lavables, non à la démagogie de la nourriture faite soi-même…Répondre que Badinter appartient à la famille qui détient Publicis et donc vit de Pampers, Blédina et consorts n’a aucun sens…Les tire-lait, couches lavables et Blédichef sont aussi des produits de consommation…

 

Qu’une femme allaite son enfant 6 mois et plus, utilise des couches lavables, prépare les repas à son enfant, pourquoi pas…Mais il faut en connaître les conséquences et cela ne peut que rester une exception, car ce n’est pas faisable lorsqu’on reprend son travail à temps complet 3 mois après l’accouchement…Et le danger existe d’éloigner les femmes de la maternité si les contraintes sociales et morales sont trop fortes, comme en Allemagne par exemple…Pays où 50% des femmes ayant fait des études supérieures ne font plus d’enfants…Et pour cause : qui souhaite être traitée de « Rabbenmutter », mère corbeau, car elle ne s’est pas arrêtée de travailler pour élever son enfant, n’a pas allaité, bref ne lui a pas offert toutes ses chances pour bien débuter dans la vie !

 

Et l’homme on lui demande quoi au fait ?